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22/02/2019 - Odyssée

Odyssée - nous n'avons qu'une seule vie pour être réunis

Vendredi 22 février 2019

à 20H30

P.T. : 17€ / T.R. (*) : 12€ / T.E. (**) : 8€

* intermittents, chômeurs, moins de 18 ans

** moins de 12 ans

 

Odyssée - nous n'avons qu'une seule vie pour être réunis - L'Archipel Théâtre

ODYSSÉE UN MYTHE / UN COMÉDIEN / 28 PERSONNAGES

« AU FOND, SI ON Y PENSE, TOUTE CETTE HISTOIRE A COMMENCÉ À CAUSE D’UNE POMME... »

Ulysse rentre enfin chez lui, après dix ans de guerre et dix autres d’errances et de captivité chez des nymphomanes immortelles. Il a vécu des tempêtes, croisé des monstres, des géants, des cyclopes, s’est fait trimballer jusqu’aux enfers par des dieux vraiment trop cons et s’est cogné des compagnons tous plus débiles les uns que les autres. Et maintenant IL EN A MARRE !

Sur le chemin du retour, il conte ses malheurs à ses hôtes qui, touchés, l’aideront à atteindre les côtes d’Ithaque la bien-aimée. Mais Pénélope l’a-t-elle attendu ? Qu’est devenu son fiston Télémaque ? Et qui sont tous ces types qui squattent son palais ?

A travers vingt-sept personnages, trois foules et un bélier, Camille Prioul revisite le mythe et ses multiples lectures dans une tempête de joies, de colères, de peurs et au fond de mélancolies... Seul compte l’amour d’Ulysse pour sa Pénélope, peu importent les années, « parce que nous sommes mortels, parce que je suis à elle et qu’elle est à moi, et nous, nous n’avons qu’une seule vie pour être réunis. »

 

LE PROJET

Ulysse rentre enfin chez lui. C’est sur cette nouvelle que s’ouvre l’Odyssée, qui raconte les dix ans que durera le chemin du retour pour le héros de la guerre de Troie. Sur sa route, il est accueilli par le roi Alcinoos, père de la belle Nausicaa. Ayant caché son identité, on le presse à l'issue du repas de la dévoiler et de conter son histoire. Il prend alors la place de l'aède, qui divertit les convives avec ses récits, et raconte pour la première fois une épopée incroyable : la sienne.

Ce projet est né dans le cadre du diplôme de troisième cycle au conservatoire du XVIIe, en 2015. Une forme courte (25 minutes) du spectacle a été jouée à quelques occasions ; la forme longue a été en cours d’écriture depuis lors, puis en phase de création depuis le début du printemps 2017.

J'ai souhaité travailler sur une œuvre universelle ; je me suis en outre intéressé depuis longtemps aux mythologies, particulièrement grecque, notamment à travers un cursus de grec ancien au cours de mes études de lycée. Le plaisir que j’ai pris tout au long du développement de la première phase, tant en matière d’écriture que de mise en scène ou de jeu au plateau, m’a rapidement confirmé l’envie de mener le projet de forme longue à terme.

L’Odyssée est connue de tous même si différemment selon les personnes : certaines en auront une approche modeste, reposant souvent sur les souvenirs d'une lecture faite dans le cadre scolaire ; d'autres s'y seront intéressées plus avant et connaîtront plus en détail la magistrale somme de récits qu'elle compose. Il est donc important d'être capable de parler à ces deux publics.

Ce travail s’attache à reprendre l'histoire de l'Odyssée telle que transmise par les aèdes au cours de l'histoire antique et par Homère en particulier, et à l'adapter à la scène. Il s'agit à la fois de sélectionner dans la gigantesque, épique et fabuleuse œuvre qu'est ce récit les éléments qui entrent en cohérence, mais aussi de moderniser leur traitement comme leur langage.

L’Odyssée est un récit tentaculaire, dont les fragments ne nous sont pas tous parvenus. Certains ont été aisément reconstitués grâce aux réécritures menées par des auteurs postérieurs ; d’autres encore par les commentaires et références qui en ont été faits ; d’autres enfin sont bribes et suppositions, dont l’interprétation donne souvent lieu à débat. Au sein de toute cette matière, j’ai souhaité faire le choix des éléments du récit qui ont le plus de sens et de résonnance dans notre époque.

De nombreux événements revêtent dans le mythe une importance capitale relative à l’environnement culturel dans lequel il a été développé. Dans notre société actuelle, 2700 ans après les premières traces écrites de cette histoire, les codes ont changé, les usages diffèrent. La manière de raconter les histoires s’est elle aussi transformée. Ainsi, tout en restant fidèle à l’œuvre originale, j’ai tenté de répondre tout au long du travail à la question « Comment cette histoire serait-elle écrite si elle devait l’être aujourd’hui ? »

De par son âge et sa fonction de chronique pseudo-historique à l’époque où elle était transmise oralement sur la route des aèdes, l’Odyssée est un récit au langage et aux codes de narration datés. Sa lecture est malaisée, alourdie par le style, les détails et les étapes de quotidien. Les éléments comiques ne sont souvent pas drôles pour le public actuel, car pas compris par manque de référence. La modernisation du style est donc passée par la fluidification du langage et l’ajout d’une grille de lecture plus moderne. Sans avoir cherché à m’inspirer directement de son travail, je reconnais une influence non négligeable d’Alexandre Astier sur le mien.

Le choix scénique le plus important que j'ai fait est de faire incarner tous les personnages, conteur inclus, par un seul comédien qui passe de l'un à l'autre avec un minimum d'effort et d'effets pour soutenir le rythme rapide du texte. Aucun accessoire ne sera utilisé à l'exception d'un cube noir permettant d'asseoir les personnages. Les références très claires que j'ai choisies pour ce travail sont Dario Fo et Philippe Caubère.

Si le travail d’écriture doit soutenir la fluidité de la mise en scène, je souhaite aussi créer une imagerie forte, parfois même cinématographique. Les musiques seront composées pour le spectacle et devront soutenir, accompagnées de la mise en lumière, non seulement l’intention mais aussi le rythme des scènes, occasionnellement jusqu’à la chorégraphie.

Camille Prioul

Passionné de théâtre et plus largement du jeu d’acteur depuis son enfance, Camille a fait ses premières armes dans les ateliers de théâtre pour ados.

La vingtaine sonnant, il découvre l’improvisation théâtrale puis rejoint la Ligue d’Improvisation de Paris, où il sera comédien pendant 8 saisons et cumulera pendant plusieurs années les postes de capitaine d’équipe et de sélectionneur.

Il fonde en 2008 la troupe d’improvisation les Claques, toujours en activité aujourd’hui, et au sein de laquelle il conçoit de nombreux concepts de spectacles originaux. Ces expériences l’amènent à participer en 2013 à la création du spectacle hebdomadaire La boîte, qui se joue encore actuellement après 120 représentations, puis de Contact en 2016.

Il collabore dès 2003 à de nombreux projets cinématographiques amateurs ou professionnels, et remonte sur les planches pour jouer du texte en 2014, dans Ciseaux, papier, caillou de Daniel Keene, les Bouts de Vaisselle et Plats du jour de Jérôme Gaulier en 2015 et 2016 et Papa(s) en 2018.

Il perfectionne son approche théâtrale au Studio Muller et au Conservatoire du XVIIe arrondissement, puis en participant à des stages réguliers.

Il est auteur, metteur en scène et interprète sur le spectacle.

Julie Macqueron - Collaboration à la mise en scène

Julie Macqueron, débute le théâtre dès l’enfance. En 2008, elle intègre l’Atelier Théâtral de Création puis l’Ecole Auvray Nauroy. Elle co-crée la Compagnie des chiens intempestifs et le festival Les Nuits des cinq au théâtre de Ménilmontant et écrit et met en scène Self Making . En 2010, elle organise le festival Les Gueules d’ automne, au théâtre de l’Etoile du nord et au Lavoir moderne parisien pour lequel elle co-écrit et joue aussi Chère Suzanne qui sera repris en 2012 à La Brèche d’Aubervilliers, en 2015 à l'Akteon et en 2016 à la Folie Théâtre.

Elle intègre également la Compagnie Artichaut en 2010 avec laquelle elle joue « Mac Woman » dans Retour de Vacances puis co-écrit Le cabaret co[s]mique et festif de célébration de la chute du capitalisme et y joue le rôle de Lucie. Elle joue le rôle de Mariane dans le Tartuffe mis en scène par Guillaume Tosello en 2010 et 2012.

Elle participe à de nombreux courts-métrages, clips et web-séries pour différents réalisateurs, notamment dans Girlz diffusé sur arte.tv à partir du 20 décembre, et à plusieurs projets de Claude Girard.

Elle rejoint la compagnie Alcandre en novembre 2013 pour jouer dans "Racine par la Racine" et "Molieratus" mise en scène de Serge Bourhis, puis "il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée" et "Derrière la porte" mis en scène Alberto Lombardo.

Elle intègre la compagnie du Bourdon céleste en 2015 et joue dans "Les bouts de vaisselle" de Jérôme Gaulier.

Elle intègre également la compagnie Arte miss'ter et joue dans "A mourir aux éclats" de Marion Saussol en 2015/2016, Ensemble elles créent le spectacle "Alice au pays des Vermeilles" à Lunel puis au théâtre de la clarté en septembre 2017.